Ce que nous voulons

1- Fédérer au service de l’intérêt général et de notre famille politique

Les Populaires ont un seul mot d’ordre : celui de l’unité de notre famille politique. Nous voulons rassembler les élus (locaux et nationaux) ainsi que la société civile pour proposer les idées qui nous permettront de reconstruire notre famille politique. Chacun est libre au sein des Populaires de soutenir ou non un candidat à la présidence des Républicains par exemple. Ce n’est pas l’objet de notre mouvement. Nous voulons fédérer au service de notre famille politique et au service de l’intérêt général en apportant les réponses concrètes et utiles, à même de refonder et ressouder notre Nation.

2- Promouvoir les nouveaux élus de 2014 et 2017

Les éventuelles futures victoires électorales passeront par notre capacité à fédérer en priorité la génération des nouveaux élus de notre famille politique : ceux qui, en 2014 ont conquis de nouvelles mairies et ceux qui, en 2017 sont devenus députés de la Nation. Notre mouvement est ouvert à tous les élus locaux et nationaux qui veulent nous rejoindre.

3- Priorité à la France des territoires

Notre projet a pour priorité l’avenir de la France périphérique, des classes moyennes et populaires. La France des communes rurales, des territoires péri-urbains, la France des travailleurs et de la jeunesse doivent redevenir le socle de notre projet politique. La droite doit sortir du débat stérile sur « plus ou moins » à droite et se poser une seule question : comment convaincre les classes populaires et les classes moyennes d’adhérer à notre projet politique ? La droite doit en finir avec sa logique comptable et technocratique pour réinventer un modèle français fondé sur  :

  • Le mérite comme valeur cardinale d’épanouissement personnel,
  • Le patriotisme comme valeur essentielle de l’unité collective de la Nation

Notre manifeste

Les Français ne se détournent pas de la politique. C’est la politique qui s’est détournée des Français.

La France a besoin d’une mobilisation générale et d’un sursaut intérieur. A quoi bon un Président s’il n’y a plus de nation ? A quoi bon un projet politique s’il n’y a plus de peuple ? A quoi bon un niveau de vie amélioré s’il n’y a plus de modes de vie partagés ? Les Etats ont besoin d’hommes du peuple et les peuples ont besoin d’hommes d’Etat. Nous devons tout rebâtir par amour de la France. Un amour de conquête, celui de la fierté du pacte séculaire que la France a noué avec la liberté du monde, et un amour de tendresse car les temps troublés que nous vivons nous font prendre conscience que la France est mortelle.

La politique a progressivement perdu le sens des valeurs : la « loi du plus fort » et « la loi du plus riche » règnent et régentent la société. Tout s’est marchandisé, nomadisé, ubérisé, libéralisé à outrance. L’immédiateté a éteint la perspective. Le temps court est préféré au temps long. Paris assèche nos provinces. Le conformisme étouffe les penseurs libres. La pensée unique veut dompter l’impertinence et le panache. La quête du profit facile et de paradis artificiels se déguise en nouvel eldorado.

Dans ce vieux monde, la droite française s’est embourgeoisée : elle s’est soumise à la domination de la finance et à la religion du libre-échange. Elle a trop longtemps été aveuglée par le prisme déformant du technocratisme comptable ; elle s’est abandonnée dans les seules questions fiscales ou financières et s’est égarée dans les courbes et les graphiques, les taux de PIB, de TVA ou de CSG oubliant, par-là, l’essentiel : les aspirations profondes du peuple français.

Nous ne rêvons pas d’une France de traders, de milliardaires et de déracinés. Nous pensons que tout ne se vaut pas et que tout ne se marchande pas. Comment mesurer le risque récompensé ou le rêve réalisé ? Nous rêvons d’une France qui se redonne à aimer, qui offre un avenir à ceux qui portent un idéal, qui récompense les audacieux et qui protège les plus faibles.

La vie vaut mieux et plus que les profits. A tout ce qu’on peut chiffrer, compter, évaluer et étiqueter, nous préférons ce qui n’aura jamais de prix : un enfant qui naît ; une famille qui se fonde ; un jeune qui réussit ; un nouveau Français qui rejoint la communauté nationale ; un village qui repart ; une usine qu’on reprend ; une école qui instruit ; un ancien qui transmet ; un pays qui se retrouve, se redresse et s’élance.

La droite doit faire sa révolution car les forces qui se lèvent face au peuple français sont puissantes.

C’est la finance mondialisée, qui tue à petit feu le travail manuel, les petites entreprises, le commerce de proximité, la transmission de nos savoir-faire et encourage la grande distribution, la société de consommation, le travail détaché, l’exil fiscal, l’immigration d’esclavage, l’humanité sur étiquette et sur étagère.

C’est l’illusion égalitaire, qui tue à petit feu la République et sa devise, la nation, l’école, l’espace public, le bien commun, et encourage les droits sans les devoirs conduisant à l’individualisme-roi, l’assistanat déresponsabilisant et l’islamisme destructeur.

C’est la France agglomérée, qui tue à petit feu la France des villages et des visages, des campagnes et des cercles d’appartenance et encourage la mobilité embouteillée, les placements et les déplacements, le travail précaire.

Pour être à nouveau audible, la droite doit être à nouveau crédible. Ne plus être le jouet de la gauche, ni des puissances d’argent, ou seulement la caricature d’elle-même. Elle doit faire sa révolution populaire. Elle doit se libérer des vieilles lunes qui l’enferment dans le matérialisme rentier, le sens de l’histoire résigné, le moralisme embourgeoisé. Elle doit renouer avec les valeurs populaires et rurales. La droite doit transformer la majorité silencieuse en une force politique majoritaire.

Nous « les Populaires », nous voulons bâtir un nouveau monde, celui de l’ordre juste, fondé sur le travail, l’effort et le bon sens, avec pour valeur cardinale : le mérite. Qu’importe le lieu de naissance ou l’origine sociale : ce qui vaut, c’est la volonté farouche de réussir et d’accomplir sa vocation en fonction de son travail, de son talent. Une nouvelle société dans laquelle la loi de l’effort l’emporte sur la loi du plus fort.

Dans ce nouveau monde, les jeunes et les étudiants seront primés à l’aune de leurs efforts. Tous les travailleurs, des ouvriers aux agriculteurs, des employés aux commerçants, des fonctionnaires aux artisans, seront récompensés à la hauteur de leur travail. Les retraités seront protégés après une vie de labeur.

Dans ce nouveau monde, les rentiers, les financiers, les héritiers sans audace ne régneront plus sans partage. Les exilés fiscaux seront sévèrement punis car les profiteurs du haut comme du bas n’ont pas vocation à incarner la France.

Dans ce nouveau monde, l’Etat sera stratège et protecteur mais tournera, enfin, le dos aux réglementations absurdes qui brident et brisent les énergies. Tous les méritants et les audacieux, entrepreneurs, créateurs, artistes et tous ceux qui prennent des risques, seront montrés en exemple.

Dans ce nouveau monde, l’école de la République élèvera et aiguisera l’esprit critique, donnera la priorité aux savoirs fondamentaux, et encouragera le goût de l’effort, du respect, du travail, manuel comme intellectuel car l’intelligence de la main vaut autant que l’intelligence de l’esprit. Notre école célébrera la culture comme ferment de la grandeur d’un peuple. Elle valorisera nos nouveaux hussards, ces fonctionnaires remarquables qui consacrent leur vie à nos enfants.

Dans ce nouveau monde, nos quartiers populaires seront valorisés  : « la loi du silence » et « la loi du plus fort » seront bannies. Les immigrés, à la patrie reconnaissante, seront considérés comme des Français à part entière. Les délinquants et les communautarismes seront combattus et condamnés sans lâcheté.

Dans ce nouveau monde, nos communes rurales seront, à nouveau, respectées : leurs habitants ne seront plus de seconde zone mais de première priorité. Le centralisme jacobin n’a plus aucun sens : nous ferons confiance aux élus locaux qui donnent sans compter pour servir l’intérêt général. Nous croyons aux provinces et à la ruralité comme territoires d’avenir, comme cadres de vie épanouissant et comme lieux de création de richesse autant que de fraternité.

Dans ce nouveau monde, notre Europe se réconciliera avec les peuples et sera refondée autour de trois priorités : la protection commerciale et économique de nos forces vives, de notre agriculture et de notre industrie ; la célébration de notre identité et de nos modes de vie ; la fraternité rayonnante avec les pays du Sud, et en particulier l’Afrique pour inventer l’avenir du continent africain avec les Africains.

Dans ce nouveau monde, notre France, fière de ses racines sera, alors, capable de déployer ses ailes à l’universel. Nous aimons la France lorsqu’elle est grande. Lorsqu’elle est capable d’exporter ses savoir-faire. Lorsqu’elle retrouve la force de s’adresser librement à toutes les Nations du monde, des Amériques à la Russie et à l’Asie. La francophonie est un modèle ; nous voulons que la France porte la voix des Nations libres : la voix qui réconcilie le patriotisme et l’universalisme.

Alors, nos destins individuels pourront s’épanouir et fleurir dans l’épopée nationale et universelle.